"Better Life", qu'est ce que c'est ?


Ce sont des petits "plus", en complément des chantiers, pour améliorer les conditions de vie des populations.
Les chantiers d'eau potable ou d'installation de latrines collectives créent des dynamiques avec les populations concernées, des relations si enrichissantes qu'on a envie d'en faire plus pour elles, sur des opérations améliorant leur quotidien.

Ce projet repose sur deux principes fondamentaux :
• La contribution des différents acteurs : municipalité, kébélé 3, habitants, AVEC l'Ethiopie...
• L'utilisation maximale de matériel de seconde main pour réduire les dépenses et re-cy-cler !

Les idées ? Les priorités ? Elles viennent des habitants eux-mêmes. Les efforts, l'huile de coude, les coups de pelle et pioche... tout autant.
Baptisées Better Life (vie meilleure), ces opérations collectives sont menées dans la bonne humeur et les efforts n'empêchent pas les sourires. Le matériel est récupéré de-ci de-là, recyclé parfois...

Géométrie variable appliquée au bricolage constructif. Et on avance !

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Les actions du BetterLife :

Sib Saba Meda

- L’eau potable : Un point d'eau collectif est installé près du bâtiment Ecosan, alimenté par le réseau d'eau municipal de Débré-Tabor. Au milieu, un petit potager collectif. Un compteur quantifie le volume prélevé et chaque famille paie selon sa consommation. Une cabane protège l'installation, fermable à clé.

- Les toits & les eaux pluviales : Les toits de la plupart des maisons étaient percés, laissant passer la pluie. La saison des pluies qui arrivait allait rendre la situation plus pénible encore. Des plaques de tôles ondulées ont été fournies par les services municipaux, de leur stock de matériaux. Lors d'une journée de travail collectif, les habitants ont remplacé les tôles abîmées par les nouvelles tôles. La réparation des toits a été complétée par l'installation de gouttières. Elles versent dans un drain, sous l'allée qui borde les maisons, désormais empierrée.

- Une cuisine collective et un espace public : La cuisine collective, face aux maisons, était en très mauvais état. Les tôles percées récupérées des toits ont permis de réparer les cloisons de la cuisine collective, qui a été rénovée. Un espace public a pris place à côté de la cuisine collective, où les habitants des maisons font sécher le linge, partagent le café, se retrouvent pour les occasions locales.

- Les jardins : potagers et fleurs : Après décaissement d'un terrain en pente, deux jardins potagers ont été installés, qui bénéficient des résultats d'un compostage des déchets; des légumes sont vendus au marché, des semis sont plantés en plein champs. Et puis, à la forte demande des habitants du quartier, des fleurs ont fait leur apparition.

- Un diagnostic-santé des 29 habitants : En mai 2014, l'association angevine Paradis Abeba - partenaire d'AVEC l'Ethiopie - a pris en charge un diagnostic-santé des habitants du quartier, mené sur place par un de ses membres, Docteur en santé publique. Paradis Abeba a également organisé le suivi médical des patients.

- Un portillon sécurise l'endroit : Cette délimitation limite les vadrouilles nocturnes des animaux, et sécurise ce coin de quartier où vivent surtout femmes et enfants. Elle marque officiellement l'entrée du pâté de maisons et de ses aménagements.

- Les cours d’anglais aux enfants : Bénévole dans une association italienne, Francesca a animé des cours d'anglais du soir aux enfants pendant son séjour à Débré-Tabor. Les enfants de la communauté, mais aussi ceux du voisinage. Et ainsi 28 enfants goûtent encore à la langue de Shakespeare de façon ludique et décontractée...

- Le développement de l'artisanat du quartier : Dans "artisan", il y a "artiste". Et l'artisanat de Débré-Tabor est fort d'artistes qui s'ignorent. Ce projet de développement autour de l'artisanat du quartier résonne avec le projet de tourisme solidaire monté avec TDS.

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Mede Nialem

Le projet Ecosan de Mede Nialem a été accompagné dès le début de la réflexion par un volet Better-Life.
Les travaux ont débuté parallèlement aux travaux de l'Ecosan, au printemps 2015. Ils étaient terminés pour le début de la saison des pluies, début juillet.

Plusieurs axes pour cette opération d'amélioration des conditions de vie de la communauté de Mede Nialem (15 familles - 55 personnes) :

- Le raccordement au réseau d'eau public : Raccorder le quartier, c'est juste ça : un robinet et un compteur. Le robinet pour se servir en eau, bidon après bidon. Le compteur pour quantifier le volume total prélevé sur le réseau ; chaque famille payant selon sa consommation. Pour finir et protéger robinet et compteur, une cabane vient couvrir le tout, fermable à clé.

- Du côté des cuisines : Comme souvent en Afrique, les cuisines sont extérieures aux logements. Adossées sur le corps de maison, parfois individuelles, souvent collectives, elles sont toutes en très mauvais état. Le projet est le suivant : casser ces cuisines, dégageant ainsi les accès aux logements, et construire des nouvelles cuisines collectives de l'autre côté du terrain, à quelques mètres en face. Les structures sont faites avec 3 compartiments, donc 3 pôles de cuisson. Chaque compartiment est ensuite équipé d'un fourneau à conservation d'énergie, c'est-à-dire un équipement en trois morceaux de béton moulé, scellés ensemble à l'enduit de terre et une plaque de cuisson, dans l'esprit d'une pilig bretonne.
Les plans de travail reçoivent des pierres plates. Le tout est recouvert d'un mélange terre/paille, avant séchage.
 
Le feu s'allume sous la plaque par l'orifice prévu à cet effet ; les gaz brûlés et fumées du feu sont évacués à l'arrière. Un chapeau de paille enduit de terre viendra couronner le tout en usage.
Ainsi équipées, les familles de Mede Nialem disposent de cuisines collectives économiques en énergie, limitant la recherche ou l'achat de bois.

- La gestion des eaux pluviales : De gros travaux d'aménagement des allées étaient nécessaires : pendant la saison des pluies, on patauge et - entre autres déplacements - les utilisateurs de l'Ecosan double-cabine au fond de la parcelle s'embourberaient. Les chantiers de drainage ont consisté à creuser un fossé le long des maisons, empierrer le fond du fossé et installer des seuils devant chaque accès aux logements. De gros travaux donc, effectués par les habitants en juin 2015.
 
- Une porte d'accès : L'entrée dans l'espace "privé" du quartier était plus que rudimentaire. Pour sécuriser l'accès aux nouvelles installations - cuisine, fourneaux & Ecosan - une fermeture plus formalisée était attendue. C'est chose faite : depuis avril 2015, un portail marque l'entrée du pâté de maisons.